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  • Mieux vivre l’



    Le tabou lié à l’incontinence mène souvent les personnes concernées à l’isolement, leur empêchant de bien connaître le problème. Et comprendre son problème, c’est déjà le résoudre partiellement. Il est donc essentiel de définir ce qu’est l’incontinence afin de mieux vivre avec au quotidien.

    L'incontinence, osez en parler

    En France, on estime que plus de 3 millions de personnes de plus de 65 ans sont touchées par l’incontinence. Les femmes en souffrent plus que les hommes (17,4 % contre 15,6 %) et les personnes plus jeunes ne sont pas épargnées. Pour autant, peu de personnes consultent pour ce motif, pensant que les fuites urinaires sont simplement liées au vieillissement. Même s’il n’est pas toujours évident d’en parler, il existe des solutions pour mieux vivre avec. Dédramatisez la situation en en parlant avec votre médecin, il saura vous proposer une prise en charge adaptée à vos besoins.

    Les différents types d’incontinence

    Les fuites urinaires peuvent avoir des causes multiples : relâchement des sphincters, troubles neurologiques, tabagisme ou abus de caféine, chirurgie d’ablation de la prostate, anxiété, obésité, vieillesse, etc. Pour mieux comprendre ce qu’est l’incontinence,  sachez qu’il existe 3 grandes formes d’incontinence urinaire.

    L’incontinence par impériosité

    Cette fuite urinaire, également appelée urgenturie, a pour cause une hyperactivité ou instabilité de la vessie. Le cerveau envoie des messages de mictions spontanées alors que la vessie n’est même pas totalement remplie. Concrètement, la personne se met à uriner sans avoir le temps d’atteindre les toilettes.

    L’incontinence urinaire d’effort

    Il s’agit de la forme la plus répandue d’incontinence urinaire. C’est le type d’incontinence qui intervient lors de la pratique d’un sport voire quand vous subissez une pression abdominale brusque : toux, éternuement, rire, soulèvement de charge, etc. Ceci entraîne, à l’effort, une fuite involontaire, plus ou moins importante. Ce type d’incontinence touche plus d’une femme incontinente sur deux.

    L’incontinence mixte

    C’est un double type d’incontinence qui réunit les deux formes précitées. Elle concerne les personnes qui souffrent d’incontinence d’effort et d'incontinence par instabilité vésicale en même temps. Elle représente environ 30% des incontinents. Elle survient également lorsqu’une personne est atteinte de handicaps physiques, orthopédiques ou mentaux lui empêchant de se rendre à temps aux toilettes.

    Bien gérer son incontinence : 5 astuces



    Les fuites urinaires ne sont pas une fatalité. Adoptez une bonne hygiène de vie quotidienne et diminuez sensiblement la gêne occasionnée !

    1. Buvez en grande quantité

      Vous avez le droit de vous hydrater, même si vous êtes incontinent. Buvez même beaucoup. Cela permet de rendre votre urine moins concentrée et d’éviter ainsi une irritation au niveau de la vessie.

    1. Soignez votre consommation


      Les boissons caféinées, les boissons gazéifiées et le tabac ont tendance à irriter la vessie. Consommez-les avec modération et renoncez si possible au tabac. De même qu’à l’alcool. Quand il est consommé avec excès (spécialement la bière), il a pour effet de déclencher un besoin d’uriner ou d'altérer vos perceptions.

    2. Luttez contre la constipation

      Etant donné que constipation et vessie ne font pas bon ménage, surveillez votre alimentation.  Priorisez les aliments riches en fibre (grains entiers, fruits, légumes) et facilitez l’évacuation pour soulager la vessie.

    3. Réduisez l’excès de poids

      La surcharge pondérale n’est pas trop favorable à la lutte contre l’incontinence. Le surpoids exerce une certaine pression sur la vessie et les muscles autour. Ce qui facilite les fuites urinaires. Faites du sport quotidiennement pour non seulement perdre du poids mais aussi renforcer votre plancher pelvien.

    4. Restez zen au quotidien

      Ne vous laissez pas envahir par le stress et l'anxiété. Les besoins irrépressibles d’uriner ont tendance à vous mettre sous pression. La peur de l’incident en public vient s’y ajouter, ce qui aggrave la situation et vous fait perdre le contrôle.

    Bien choisir sa protection : 5 questions préalables

    1. Quel modèle choisir ?

      Plusieurs modèles de protections contre les fuites existent sur le marché. Mais pour trouver le plus à même de répondre à vos besoins il faut tenir compte du sexe, du type d’incontinence et du niveau d’autonomie. Selon votre mobilité, vous avez le choix entre les changes complets, les slips absorbants et les protections anatomiques.

    2. Quel type de protection ?

      Si vous êtes plutôt dépendants, nous vous recommandons les changes complets qui ont un taux d’absorption plus conséquent. Si vous vous sentez capables d’aller aux toilettes de manière autonome, il vous est conseillé de choisir les slips absorbants ou des protections anatomiques maintenues avec un slip de fixation.

    3. Quelle taille choisir ?

      Assurer une protection optimale dépend souvent de la taille de la protection. L’utilisateur doit avoir en tête son tour de taille pour le faire correspondre à la protection choisie. Vous pouvez soit vous baser sur la taille de vos vêtements soit prendre la mesure vous-même en utilisant un mètre ruban.

    4. Quel taux d’absorption choisir ?

      Le taux d’absorption est la quantité de liquide (urine) que la protection peut absorber. Il varie entre 100 ml et 3200 ml en fonction du modèle de protection. Notez que la capacité d’absorption est plus importante sur les changes complets utilisés contre l’incontinence urinaire et / ou fécale.

    5. Quel niveau de fuites ?

      Tous les patients ne souffrent pas du même niveau d’incontinence. On parle d'incontinence légère lorsque les fuites surviennent ponctuellement et que la quantité d'urine correspond à quelques gouttes. Quand ces fuites n’atteignent pas 200 ml, la personne souffre de fuite urinaire modérée. Lorsque la vessie se vide de manière brusque d’un volume supérieur à 200 ml, il s’agit de fuite urinaire forte.

      Le tableau ci-dessous vous aide à choisir le produit adapté en fonction de votre mobilité et de votre niveau d'incontinence.




    En savoir + :

  • Alzheimer : la perte des repères

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    Un proche atteint de la maladie d’Alzheimer montre des signes de désorientation et vous ne savez pas quoi faire ? Même si la maladie est évolutive, il existe des solutions adaptées pour mieux vivre au quotidien

    Faire face à la maladie

    Chronique et évolutive, la maladie d’Alzheimer entraîne une perte d’autonomie, une modification du comportement et une moindre faculté à s’adapter à la vie de tous les jours. Lorsqu’une personne atteinte de la maladie commence à perdre ses repères, les aidants et la famille sont souvent démunis. Il existe pourtant des solutions pour retarder l’évolution de la maladie, et faciliter par là même le maintien à domicile des personnes dépendantes.


    L’une des premières solutions consiste à entourer et rassurer la personne qui souffre de désorientation. Encouragez-là à faire le maximum de gestes du quotidien par elle-même, même si c’est difficile. En installant des repères spatio-temporels dans la maison, vous l’aiderez également à appréhender plus facilement les différents moments de la journée.

    Réagencer l'espace de vie

    Quelles solutions pour mieux se repérer dans l’espace ? La mise en place de repères spatiaux passe d’abord par le réagencement de l’espace de vie et l’adaptation aux nouvelles capacités de la personne. Vous pouvez notamment :


    • Écarter les objets dangereux et réorganiser l’agencement des meubles de sorte à simplifier les déplacements.

    • Délimiter les différents espaces de la maison auxquels sont associés des tâches : chambre/dormir, salle de bains/se laver, cuisine/manger…

    • Placer des indices pour l’aider à s’orienter : utiliser une couleur différente pour chaque pièce de la maison, mettre des étiquettes sur les placards, une photo avec son nom sur la porte de sa chambre…

    Marquer les temps forts de la journée

    Lorsqu’une personne n’a plus conscience du temps qui passe, le déroulement du quotidien est perturbé. Vous pouvez la rassurer en installant une routine, des événements ritualisés qui marqueront les temps forts de la journée. Pour intervenir face à la désorientation temporelle, vous pouvez :


    • Installer des alarmes ou des téléphones qui permettent d’alerter les malades sur les actes qu’ils ont à effectuer dans la journée.

    • Maintenir un éclairage plus intense le jour pour marquer la différence avec la nuit.

    • Décorer les pièces en fonction des fêtes et des saisons : Noël, Pâques, Halloween…

    • Discuter de l’actualité, du temps qu’il fait et des activités qui lui sont propres.

    • Utiliser un calendrier ou un agenda, pour noter les rendez-vous et les tâches quotidiennes


    Si vous souhaitez trouver d’autres solutions pour accompagner au mieux un proche, n’hésitez pas à consulter le site de France Alzheimer ou des professionnels de santé spécialistes de la maladie d’Alzheimer.

  • L'ergothérapie, pour faciliter l'autonomie



    Zoom sur l’ergothérapie, une discipline paramédicale en plein développement qui vise à préserver et favoriser l’autonomie des personnes en situation de dépendance.

    Le maintien à domicile est une question centrale pour les personnes âgées ou dépendantes. Lorsque certains gestes de la vie quotidienne deviennent difficiles, notamment après une opération ou un accident, les patients peuvent faire appel à un ergothérapeute. Sa mission ? Maintenir et restaurer l’autonomie sociale et professionnelle des personnes âgées ou en situation de handicap à travers une prise en charge personnalisée.

    Un accompagnement individualisé

    Pour personnaliser au mieux la prise en charge, l’ergothérapeute établit d’abord un bilan pour évaluer les difficultés, les habitudes de vie et/ou les besoins des patients. Il élabore ensuite un programme de rééducation individualisé, en concertation avec la famille et l’équipe soignante.


    Concrètement, il propose des exercices de rééducation, des activités ludiques et éducatives ou des solutions techniques pour améliorer le quotidien des personnes handicapées ou en situation de dépendance : comment s’habiller ou cuisiner avec un seul bras, comment aménager son intérieur lorsqu’on ne peut plus marcher, quels gestes effectuer lorsqu’on a le pied dans le plâtre… La prise en charge peut ainsi s’inscrire dans la durée ou être ponctuelle, en fonction des problématiques rencontrées.

    L’ergothérapie, pour qui ?

    Ce professionnel paramédical contribue au traitement des situations de handicap, physique, mental ou psychique chez des personnes de tout âge. Les soins d’ergothérapie sont prescrits par le médecin, le plus souvent dans les cas suivants :


    • Pathologies invalidantes : Alzheimer, sclérose en plaque, polyarthrite-rhumatoïde…

    • Handicaps permanents ou temporaires

    • Troubles psychomoteurs et retard de développement chez l’enfant

    • Troubles moteurs liés à la vieillesse ou à l’activité professionnelle


    Toutes les personnes présentant une perte d’autonomie dans les activités du quotidien (cuisine, habillement, déplacements, communication, etc.) peuvent donc faire appel à un ergothérapeute.


    En savoir plus sur cette profession :







  • Pierre-Alban, ergothérapeute


    Pour accompagner et répondre au mieux aux besoins de nos clients, nous collaborons avec Pierre-Alban, ergothérapeute à Villefranche-Sur-Saône. Rencontre.

    Quel est votre parcours ?

    Pierre-Alban : Après un bac scientifique, je me suis dirigé vers des études de médecine qui m’ont permis à la fin de la première année d’accéder au concours d’entrée commun à l’école de kinésithérapie et d’ergothérapie de Lyon. La formation initiale d’ergothérapie dure trois ans et aboutit à l’obtention du diplôme d’état d’ergothérapeute.


    À la sortie de l’école, je me suis partagé entre deux activités, respectivement auprès de personnes atteintes de pathologies neurologiques lourdes ou souffrant d’affection de l’appareil locomoteur (centre de rééducation fonctionnelle), et auprès d’enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale, ou de myopathie (IME). Après environ 5 ans d’exercices et une activité principalement centrée sur la médecine physique de réadaptation, j’ai opté pour une formation complémentaire d’orthopédie/orthèse, formation diplômante donnant accès au diplôme d’orthopédiste/orthésiste.


    Dès lors, j’ai poursuivi mon activité salariée en centre de rééducation fonctionnelle (CRF), et entamé une activité libérale double. D’une part en tant qu’ergothérapeute, et d’autre part en tant qu’orthopédiste/orthésiste pour la réalisation d’orthèses de membre supérieur et de semelles orthopédiques sur mesure.

    Auprès de quel public intervenez-vous le plus souvent ?

    P.-A. : Ma pratique quotidienne m’amène à accompagner des personnes atteintes de pathologies neurologiques lourdes, ayant pour conséquence un handicap moteur et parfois cognitif d’importance variable. Après une phase de bilan initial, je propose, en fonction du besoin, une rééducation fonctionnelle des membres supérieurs et des fonctions cognitives ainsi qu’une rééducation et une réadaptation des actes de la vie courante (toilette, habillage, prise et réalisation du repas, réalisation des courses…).


    Cette dernière partie m’amène parfois à réaliser des visites au domicile des personnes en situation de handicap et de leur proposer des aménagements ou des aides techniques qui favorisent leur autonomie. Ça peut être des petites aides techniques comme un tour d’assiette ou une fourchette à manche grossis, ou des aides matérielles plus importantes comme le choix d’un fauteuil roulant manuel ou électrique, ou l'acquisition d'une aide au transfert.


    Je suis également force de proposition en ce qui concerne l’accessibilité du logement et l’aménagement au sens large avec des problématiques le plus souvent tournées vers les sanitaires (accès à la salle de bain et aux toilettes) qui nécessite parfois la réalisation de travaux.

    Un internaute a une question. Comment peut-il vous contacter via le site ?

    P.-A. : Pour me contacter, il suffit d’appeler la société Careserve au 04 82 83 50 00. Nous pourrons échanger quant à votre problématique et essayer de trouver ensemble les solutions matérielles qui vous conviennent le mieux. Je pourrais ainsi vous guider, et vous permettre de trouver sur le site le produit qui correspond le mieux à vos attentes.


    En savoir + sur l’ergothérapie : lire l’article “L’ergothérapie, pour faciliter l’autonomie”.

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